
A la manière du Parco della Musica de Rome, le Brésil va se doter d'un important équipement culturel intégré dans un environnement complexe et déjà fort chargé.
En 2002, le maire de Rio de Janeiro Cesar Maia charge Christian de Portzamparc de concevoir un futur complexe culturel consacré à la musique à Barra da Ticuja, nouveau quartier gagné sur la mangrove. Comme tout endroit fortement urbanisé en peu de temps, le site aligne tours et immeubles rectilignes comprimés entre mer et montagnes. La Cidade da Música se situera au centre névralgique de ce nouveau quartier, au croisement des avenues Ayrton-Senna et das Americas, sur le lieu-dit "la Baixada", au milieu du parc du "Trevo das Palmeiras" dessiné par le paysagiste Fernando Chacel, en souvenir de la mangrove originelle.
Dans l'idée de cet environnement lacustre, la Cidade da Música est une maison sur pilotis. On y trouvera une salle de concerts de 1 800 places modulable en une salle d’opéra de 1 300 places (siège de l’Orquestra Sinfonica Brasileira da Cidade do Rio de Janeiro), une salle de musique de chambre de 800 places, salle de répétitions, congrès, réunions, ainsi que des commerces, restaurants, une médiathèque, trois salles de cinéma de 500 places chacune et un studio de musique électroacoustique.
Son nom "Roberto Marinho" est celui du fondateur de Globo, le plus grand groupe de médias du Brésil, et un des initiateurs de la Cidade da Música, décédé peu avant le début des travaux.
Date prévue d’inauguration : reportée
Capacité maximale : 1 800 places
Architecte : Christian de Portzamparc
Acousticien : Xu Ya Ying
Orchestre en résidence : l’Orquestra Sinfônica Brasileira da Cidade do Rio de Janeiro (directeur musical : Roberto Minczuk)
Alors que la France se dote enfin d’un vaste auditorium à hauteur de sa réputation de pays culturel, l’Allemagne a depuis le XIXe siècle montré l’exemple. C’est au tour de la cité portuaire et industrielle de Hambourg de se doter d’une salle de concerts avec la Philharmonie de l’Elbe.
Installé au cœur de l’ancien port de Hambourg, sur l’embouchure de l’Elbe, en lieu et place d’un ancien lieu de stockage dévolu au tabac, au cacao et au thé, dans le cadre du projet Mediacity Port, le bâtiment de la Philharmonie de l’Elbe a été confié aux architectes suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron, Prix Pritzker 2001 et concepteur de la Tate Modern Gallery (Londres).
Comme tout projet important, celui-ci est décrié. Avec sa Philharmonie de l’Elbe, Hambourg souhaite retrouver sa place de capitale allemande des médias, la firme Deutsche Grammophon ayant déménagé à Berlin. Et réaménager ses anciens docks, vaste zone urbaine déshéritée aux portes de la ville. La Philharmonie de l’Elbe symbolise par sa structure en verre la proue d’un navire au travers de la brume.
Date d’inauguration prévue : 2010
Capacité maximale : 2200 places
Architectes : Jacques Herzog et Pierre de Meuron
Acousticien : Yasuhisa Toyota
Orchestre en résidence : Orchestre Symphonique du NordDeutscher Rundfunk (directeur musical : Christoph von Dohnanyi)
Site Internet : http://www.elbphilharmonie.de



