
L’un des premiers a eu lieu à Nantes, dans les locaux du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, où une maquette au 1/175 du bâtiment conçu par Jean Nouvel est soumise à divers essais en soufflerie. Quatre types de tests au vent ont été réalisés de septembre à octobre 2008. Le premier, dit de dimensionnement, a étudié l’effort exercé sur la maquette pour des vents représentatifs d'évènements sévères se produisant statistiquement une fois tous les 50 ans - tels que ceux qui ont été enregistrés en France lors de la tempête de 1999.
930 points de mesure répartis sur la maquette ont ainsi renseigné du champ de pression exercé sur les différentes parties de la Philharmonie. La maquette elle-même a été installée sur une plateforme mobile, qu’il suffit de tourner de quelques degrés à chaque saisie de résultats pour tester des vents de toutes les directions, en particulier les vents d’Ouest dominants dans la capitale. Les tests ont, de plus, été effectués en prenant en considération les divers éléments du paysage qui influent sur la force du vent afin de recréer des conditions aussi proches que possibles de la réalité.
Les deux tests suivants ont été réalisés en simulant des vents courants, et non des conditions extrêmes. L’un évalue leur impact sur le confort des visiteurs aux abords et sur la Philharmonie. L’autre s’intéresse à la façon dont les fumées d’incendie se propageraient sur les terrasses et dans les zones d’accès du bâtiment.
Une dernière analyse aéro-acoustique a envisagé d'éventuels effets de sifflement ou de vibration qui pourraient être générés lorsque le vent s’engouffre ou est concentré dans certains accidents de la Philharmonie (passages, ouvertures, interstices…). Il s’agit bien entendu de s’assurer que ni les riverains ni les mélomanes n’aient à souffrir du moindre bruit qui serait ainsi produit.



