
Une salle de concert symphonique a besoin d’un son riche et volumineux, avec un volume acoustique conséquent et une réverbération latérale décisive. Un choix est à faire pour un type de salle dédié à la musique et aux concerts. La distance entre les auditeurs et les musiciens est a priori moins critique pour une salle de concert que pour un opéra.
D’un autre coté, il existe des limites aux dimensions des grandes salles de concert, d’une part car la puissance d’un orchestre symphonique n’est pas extensible et, d’autre part, parce qu’une salle trop vaste générera un écho désagréable. Entre le 18e siècle et la fin du 19e siècle, l’orchestre symphonique a considérablement augmenté son effectif en passant d’une trentaine de musiciens - orchestre typiquement "mozartien" - à plus d’une centaine. L’amélioration de la performance des instruments et l’augmentation constante du nombre de spectateurs entraînent une inflation de la taille des salles de concert.
Comment conserver une bonne acoustique ? Lorsqu’on augmente la capacité de la salle, on écarte les murs et donc les réflexions sonores latérales diminuent. Le son manque de réflexion précoce, donc de présence et de puissance.
Comment installer une proximité et une communion entre les auditeurs et les musiciens ? Si l’éloignement n’est pas un problème pour les salles de 1 500 places, il en va autrement des salles de concert au-delà de 2 000 places, dans lesquelles il a fallu disposer les spectateurs autrement : plus uniquement frontalement, mais également derrière et sur les côtés de la scène.
Toutes les salles ne sont que des "tentatives" en termes de performance acoustique, avec une personnalité et un caractère propre qui demande une certaine accoutumance de la part des formations musicales et du public pour apprécier sa sonorité.


